Local

C’est quoi ça le commerce local?

Le commerce local, c’est le commerce près de chez vous.

Encourager le commerce local, c’est encourager ton voisin, ta voisine, la madame qui vend du miel dans le village à côté, ou le monsieur qui cueille ses bleuets dans une autre région du Québec. Manger local, c’est manger régionalement. Ce qui importe dans le calcul du « local » c’est le trajet, la distance… et le moyen de transport.

 

Pourquoi consommer localement?

C’est plus frais.

Côté nourriture, elle est juste meilleure! Il y a moins d’agents de conservation et moins de temps avant d’arriver dans l’assiette. Manger de saison, c’est aussi avoir plus de choix dans les variétés et moins de fruits et légumes produits en série (monoculture intensive). Manger local permet aussi de goûter de nouvelles saveurs car certaines variétés ne peuvent pas se transporter facilement. Elles doivent se consommer rapidement et localement seulement.

Mais c’est aussi mieux pour notre environnement.

Moins de pollution. Lorsque c’est local, il y a moins de transport et de km effectués entre la production et le point de vente. Les théories diffèrent sur le nombre, mais en moyenne il s’agit d’une distance de 500 km ou moins. Selon Equiterre, « on considère que les aliments qu’on retrouve sur nos tablettes d’épicerie ont voyagé en moyenne 2500 km, alors même que le Québec compte plus de 29 000 fermes. […] Toutefois, il faut nuancer car la quantité de gaz à effet de serre (GES) émise par le transport dépend également du mode de transport utilisé : des légumes québécois qui ont traversé toute la province par camion ne sont pas forcément plus écolos que des légumes cultivés de l’autre côté de la frontière mais arrivés par bateau. ». Nuance intéressante à prendre en compte. Aussi, acheter directement chez le fermier, c’est aussi réduire notre consommation d’emballage.

Ça soutient directement notre économie locale !

On encourage ainsi les producteurs québécois. Cela soutien aussi l’emploi ! Il paraît que (selon la MAPAQ – Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) « si chaque consommateur achetait pour 30 $ de plus en produits québécois par année, on injecterait, en 5 ans, un milliard de dollars de plus dans l’économie locale ». C’est ce qu’on appelle une occupation dynamique de nos terres agricoles. L’argent est dépensé localement et elle circule aussi localement. Pour aider les gens d’ici, il suffit de consommer localement ! Selon Nature Action Québec, « une simulation du modèle intersectoriel du Québec a révélé qu’un accroissement de 1 % des ventes de l’industrie alimentaire québécoise entraînerait la création de près de 1 800 emplois directs ou indirects, principalement en région.».

Préserve le patrimoine…

par le partage du savoir-faire, par la diversité et notre fierté de production. Tout ça afin de maintenir un lien d’appartenance à nos terres, à notre société.

Encourage une souveraineté alimentaire.

Moins de dépendance. Si nous décidons de faire un jour une transition sans pétrole, c’est par le commerce local que nous pouvons le faire.

On encourage aussi la communauté…

par nos rencontres avec les fermiers ! On développe ainsi une compréhension mutuelle. Plus on comprend comment c’est fait, plus on veut l’encourager et vice versa. Cela oblige d’abord le producteur de soigner l’attention mise pour son produit et d’avoir en tant que consommateur une certitude d’un produit de bonne qualité.

 

Mais l’argument ultime c’est…

Que cela permet de rencontrer les producteurs plus facilement et d’avoir une rétroaction ! Les producteurs sont souvent les mieux placés pour donner des astuces de cuisson, de recettes, des idées, des conseils, des références, et par-dessus tout, peuvent nous montrer comment c’est fait ! Ça te tente tu ? Moi oui. Pas mal.

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